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=► TOMASZ KAZUSBA ROI DES CIMES

Article paru dans la Dépêche du midi 16/08/2000

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Le grimpeur polonais du CC Marmande est allé chercher une victoire, avec la classe et la volonté, au terme d'un final qu'il a parfaitement maîtrisé.

C'est un plateau très homogène qui a pris le départ du grand prix des fêtes de Montpezat réservé cette année aux élites II, nationaux, espoirs et juniors.

Non loin de la vallée du Lot où les gabarres flânent au fil de l'eau, Montpezat-d'Agenais, sous le soleil, semble « émerger » au-dessus d'un écrin vert dans le cadre de la fête locale et, à 15 heures, M. Brégégère, maire de la commune, libérait la quarantaine de coureurs sur le difficile circuit du tour de ville pour cinquante tours de 1,100 km plus deux grandes boucles de 10 km dans la campagne environnante.

Les nombreux favoris donnèrent dès le départ à cette confrontation un rythme très soutenu, obligeant l'imposant peloton à s'étirer considérablement. Après les premières escarmouches de Chatelas (Blagnac), Cousinié (Albi) et Delias (Marmande), une attaque royale de Kaszuba (Marmande) entraîne dans son sillage Chatelas, Cousinié et Lagière (Guidon saint-martinois). Sous la canicule, Cousinié ne peut suivre le train et notre trio de tête devra attendre la mi-course pour recevoir le renfort de Bécaas (Blagnac). Malgré les efforts des Hourdebaig, Vannier, Grechi, Salban et autres, les fuyards maintiennent une avance qui dépasse la minute. Le parcours, taillé sur mesure pour Kaszuba et Lagière, va permettre à l'échappée de creuser l'écart, tant et si bien qu'à l'entame des deux grandes boucles, le peloton emmené par Salban et Grechi (Montauban) est pointé à une minute vingt, ce qui pratiquement enlève tout espoir à une contre-attaque de revenir sur les hommes de tête. Tout de même, Julien Mazet (Agen) et Dupèbe (Guidon saint- martinois) tenteront l'impossible, ce qui va pimenter le final. Sentant le danger, Tomasz Kaszuba va passer à l'offensive et l'édifice de tête se lézardera à 10 km de l'arrivée. Dressé sur ses pédales, toute musculature saillante dehors, le Polonais au visage émacié fonce en solitaire vers la victoire, faisant preuve d'une immense volonté. Quelque trente secondes plus tard, le sprint pour la deuxième place reviendra à Bécaas alors que l'Agenais Mazet, auteur d'un beau final, se classe cinquième et premier espoir. Cela prouve que « Juju » est en pleine forme en vue des championnats de France qui auront lieu en fin de semaine. – 

Henry Caunes.

Le classement : 1. Tomasz Kaszuba (Marmande); 2. Yvan Bécaas (Blagnac); 3. Alain Lagière (Guidon saint-martinois); 4. Lionel Chatelas (Blagnac); 5. Julien Mazet (Agen); 6. Christophe Dupèbe (Guidon saint- martinois); 7. Patrick Hourdebaigt (Guidon saint-martinois); 8. Mickaël Dhinnin (Talence); 9. Patrice Vannier (Auch); 10. Cédric Blanc (Oloron). Meilleur grimpeur. - Tomasz Kaszuba (Marmande). Premier junior, coupe « La Dépêche du Midi ». - David Bernard (Bergerac).

 

=► JEAN MESPOULEDE DU CCM 47 VAINQUEUR DU GRAND PRIX DE MACHECOUL

Article paru dans Ouest-France en 2010

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Pour gagner à Machecoul, il fallait, comme l'an passé, avoir de très bonnes jambes certes, mais aussi maîtriser parfaitement le calcul mental. Jean Mespoulède (CC Marmande), ex-pro d'Auber, a réuni ces deux conditions ce qui lui a permis, non sans un certain mérite, de remporter l'édition 2010 de l'épreuve.

Sans calculette mais avec le classement exact de ses principaux adversaires collé sur sa potence, le coureur du Sud-Ouest a couru devant beaucoup et fait ses comptes souvent : « Après le chrono j'étais à 9'' au général et Kévin (Labeque) à 16''. On avait donc décidé de dynamiter la course et de faire rouler un maximum les équipes placées devant nous. »

La première grosse échappée a vu une vingtaine d'hommes prendre environ 50 secondes d'avance et déjà Jean Mespoulède était là. Le problème c'est que tous les coureurs de Côte-d'Armor, trois Nantais, trois Vendéens, le champion de France espoir du contre-la-montre Nicolas Bonnet et le leader normand Franck Vermeulen étaient également de la fête. Bref tous les favoris, ce qui vouait presque certainement cette tentative à l'échec. C'est donc fort logiquement que le peloton revint sur la tête de course et que tout était à refaire.

Les véritables grandes manoeuvres ont commencé à soixante kilomètres de l'arrivée quand onze coureurs reprirent les devants. L'avance de Kevin Cherruault (U Nantes), Jean Mespoulède encore, Corentin Maugé (Vendée U), Vincent Ragot (Lanester) François Lecuyer (Comité PDL) et Frédéric Bonsergent pour ne citer qu'eux, dépassa bientôt la minute. Le leader Franck Vermeulen tout comme la formation Côtes-d'Armor étaient piégés et voyaient, sauf improbable retournement de situation, leurs derniers espoirs s'envoler : « J'ai senti les gars un peu émoussés et la chute d'Armindo (Fonseca) nous a complètement désorganisés » regrettait Jean-François Rault le coach breton.

À deux tours de la banderole, le groupe de tête explosait pourtant et Jean Mespoulède qui faisait forte impression repartait à l'attaque, emmenant dans son sillage deux coureurs de Lanester, Vincent Ragot et Warren Barguil ainsi que Yann Moritz (Vendée U) tous deux revenus de l'arrière. C'est à ce moment que le Marmandais a commencé à effectuer ses calculs et tirer ses conclusions : « Les coureurs de Lanester n'étaient pas dangereux au général, je pouvais leur laisser l'étape en échange de leur collaboration pour que cette échappée aille au bout. En même temps, le seul impératif pour moi était de finir devant Moritz et j'avais course gagnée. »

Un raisonnement que le Vendéen n'a pas pu ou pas su avoir et qui lui coûtera la victoire : « C'est un petit manque de lucidité, une erreur de jeunesse, témoignait son directeur sportif, Hervé Arcade, Nous avons pris la course comme il fallait, on a toujours été représentés devant mais il aurait fallu empêcher Mespoulède de reprendre ces secondes si précieuses au final. » Sur un circuit pour ainsi dire tout plat et sans vent, c'est donc le grimpeur de Marmande qui a été le plus fin calculateur en même temps que l'homme le plus en vue de la journée. Une juste récompense en somme...

 

=► QUELLE ALIMENTATION POUR UN SPORTIF

COMMENT BIEN MANGER

Malbouffe

LES PIEGES DE L’INDUSTRIE DE LA MALBOUFFE

Par le Docteur Jean-Jacques MENUET

Nutrition équilibrée du sportif

Manger de TOUT, en quantités équilibrées, c’est le meilleur moyen pour que l’organisme dispose de tout pour la performance mais AUSSI et SURTOUT pour la santé qui doit rester l’objectif prioritaire. Sans céder aux modes, aux régimes, aux lobbyings entretenus par certains médias et gourous …

Les grands principes si vous ne rencontrez pas de problèmes particuliers (surpoids, pathologie, hypercholestérolémie, diabète, etc. : dans ce cas-là consultez un professionnel de la santé qui connaît la nutrition chez le sportif) :

Un exemple d’alimentation saine, simple à suivre et qui respecte la santé : le régime méditerranéen, encore dénommé le régime crétois : si vous voulez vivre plus longtemps en mangeant mieux vous pouvez suivre les conseils !!! 

  • Ne sautez pas de repas ; déjeunez bien le matin par exemple un fruit de saison, des céréales complètes ou du pain complet grillé + un peu de beurre et de confiture si possible « maison » ou 60% fruits-40% sucre); ou du miel bio (pas du miel industriel qui contient surtout du sucre !!); un laitage (un yaourt nature ou un peu de fromage blanc ou un peu de fromage) N’écoutez pas aveuglément le discours stéréotypé des gourous de la bouffe qui « interdisent » le lait de vache à cause de l’intolérance au lactose: d’abord il existe du lait sans lactose, ensuite quand vous mangez un yaourt nature il est très pauvre en lactose. Buvez une boisson chaude : un peu de café ou de thé peu infusé, si possible sans sucre. Le lait le matin ce n’est pas très digeste surtout si une activité physique est prévue dans la matinée, c’est pour cela que je conseille plutôt un yaourt nature. Arrêtez les jus de fruits: ce n’est QUE du sucre …. Il est préférable de manger un kiwi ou 2 clémentines.

  • Aux repas du midi et du soir associer toujours féculents (pâtes blanches ou aux légumes cuites « al dente », pâtes complètes; riz blanc basmati ou « sélection de 3 riz Taureau Ailé » ou riz complet ; pommes de terre cuites à la vapeur avec la peau ; polenta; semoule de blé complet ; 3 fois par semaine consommer également, en salade ou en plat chaud un légume sec comme le pois chiche, haricots rouges, lentilles vertes du Puy, pois cassé ; car ces légumineuses constituent d’excellents sucres à « index glycémique bas » mais aussi ils apportent des acides aminés de qualité ainsi que des micronutriments. Donc ne pas manger des pâtes tous les jours !! ) ET légumes verts cuits (privilégier la cuisson vapeur qui préserve les vitamines et les minéraux; haricots verts, fenouil, épinard, courgettes, aubergines, brocoli, endives cuites, bette, bok choy, oignons cuits, céleri-branche, poireau, etc.)

  • Viande blanche deux fois par semaine 60 à 80g, viande rouge ou foie ou boudin noir deux fois par semaine 60 à 80g ; on mange TROP de viande ; pas besoin de manger deux fois par jour de la viande ou du poisson.

  • Produits de la mer trois fois par semaine, dont une fois ou deux un poisson gras (riche en oméga; en papillote pour que ces « bonnes » graisses soient intactes)

  • Œufs 2 à 4 par semaine

  • Inventez des sauces sympas et pas grasses : avec des champignons, des olives, du persil, de la ciboulette, de l’ail, des oignons, etc. etc.

  • Huiles : associer huile de noix et huile de noix ou colza

  • Le beurre n’est pas interdit : 10g trois fois par jour, en évitant le beurre cuit.

  • Il faut saler, mais pas trop.

  • Mangez des crudités mais plutôt le midi que le soir (car peu digestes)

  • Mangez plutôt du pain complet ou aux céréales, qui apporte plus de nutriments que le pain blanc.

  • Le jus d’un citron dans un peu d’eau le matin à jeun, ça stimule la vésicule biliaire (dire que ça nettoie le foie c’est le discours ésotérique des ostéos-gourous) et du coup ça facilite la digestion des graisses pendant la journée; arrêtez de dire ou de vous laisser dire que vous avez le foie malade ou qui « toxine » !! ça c’est un discours ésotérique: c’est parce que vous mangez trop gras que votre vésicule est paresseuse et que votre digestion est lente.

  • Evitez les jus de fruits, ce n’est que du sucre ! mangez plutôt des fruits de saison, cueillis à maturité; mieux vaut manger une bonne pomme « bio » plutôt que 2 pommes bien cirées qui ont été ramassées alors qu’elles n’étaient pas mûres et qui ont séjourné plusieurs jours en chambre froide;

  • Pas de « cures de fruits », périodes de jeûnes, régimes en fonction du groupe sanguin, régime paléo (cueillette des racines en forêt, vêtu d’un string léopard …) etc. : non aux délires entretenus pas des pseudo-nutritionnistes malheureusement relayés par quelques médias qui pensent plus à construire du succès commercial (livres de pseudonutrition, vente de compléments alimentaires) sur le dos des sportifs trop crédules à la recherche du « petit plus » Tous les 2-3 ans une nouvelle « mode » arrive ; prenez du recul !! Méfiez-vous des pseudo-professionnels du sport « multicartes » : nutrition, coaching, préparation physique, préparation mentale !!!

  • Attention aussi à l’industrie agroalimentaire qui pense plus à gaver ses actionnaires qu’à bien nourrir les gens … Achetez en circuit court, auprès des agriculteurs de votre région ; consommez des produits de saison ; mangez simple.

  • Les laitages seraient à éviter ? NON et encore NON ; c’est le discours stéréotypé de nombreux « ostéos » : ça « encrasserait le foie » !! vaste fumisterie intellectuelle. Astuce pour reconnaître un ostéo bidon : il va tout mettre sur le dos de votre foie : « votre foie est engorgé, arrêtez les laitages et le café » Sauf situations particulières (intolérance au lactose) il faut manger un peu de fromage, 1 ou 2 yaourts natures (pas des crèmes dessert qui associent graisses et sucres) ; seul le lait de vache  est difficile à digérer, et donc le jour d’un entraînement ou d’une compétition il est à éviter. Priver un enfant ou un ado ou un jeune adulte de produits laitiers c’est une hérésie : les produits laitiers contiennent du calcium, indispensable à la santé du squelette osseux.

  • Les produits au soja : oui ils sont intéressants (à condition qu’ils soient complémentés en calcium), en tant que compléments des produits laitiers ; 1 ou 2 apports de soja par jour c’est bien pour compléter les apports protéinés du sportif qui mange trop de protéines animales … par exemple les boissons au soja (on ne doit pas employer le terme « lait » pour tout ce qui ne sort pas du pis de la cache !) contiennent tous les acides aminés essentiels et 4% de protéines ; alors que le « lait » d’amandes, de riz ou autres « laits » ne contiennent pas grand-chose … Il faut toutefois privilégier les produits au soja qui respectent l’environnement (non OGM ; transport, etc.)

  • Particularité à connaître pour le sportif : mieux vaut BIEN collationner pendant les 90 minutes qui suivent la fin d’une grosse séance d’entraînement, que d’attendre le repas qui suit pour trop manger : tout ce que vous consommez pendant les 90 minutes qui suivent la fin de l’effort va reconstituer ce qui a été perdu pendant l’effort, sans être stocké en graisses. C’est ce que je dénomme « l’opération portes ouvertes » pendant les 90 minutes après l’effort.

  • On mange TROP de protéines animales (viande, poisson, œufs, laitages) et PAS ASSEZ de protéines végétales (soja, légumineuses comme les lentilles les pois chiche les haricots rouges les pois cassés)

  • Consommez un potage le soir ; l’hiver ça doit être obligatoire !!! par exemple 1/3 potiron 1/3 châtaignes 1/3 pois cassés ; et des potages « maison » avec des légumes verts ; n’achetez pas de soupes en sachets ou en briques !!! Elles sont trop souvent bourrées d’exhausteurs de goût, conservateurs etc. Un sachet de potage aux champignons ne contient souvent que 2-3% de champignons !!!

  • Ne suivez pas de « régimes » ; le mot « régime » ça veut dire punition, frustration, et un jour le cerveau va « disjoncter » car notre équilibre psychologique repose sur notre équilibre alimentaire … Sauf situations particulières : pathologies, surpoids, intolérances démontrées ; attention aux bilans biologiques honteusement bidons à la recherche de « pseudo » intolérances alimentaires : ces bilans ne sont pas remboursés par la sécurité sociale (parce qu’il est démontré qu’ils ne servent à rien), leur coût est très élevé (et le prescripteur en touche souvent une partie …), et surtout ils aboutissent à la découverte d’un nombre d’allergies tel que le sportif va se retrouver avec une assiette vide, plein d’aliments « contre-indiqués » ; un vrai scandale sanitaire au prix de votre santé physique et psychologique …

  • Méfiez-vous de la « micro-nutrition » : occupez-vous du contenu de votre assiette (la macro nutrition) avant de consulter un « micro » nutritionniste formé en quelques semaines par des « instituts » (en général « européens » ou « franco-européens », ça jette …) : votre nutrition s’en trouvera souvent déséquilibrée et surtout il vous sera proposé plein de compléments (gélules, comprimés, sachets) qui vont vider votre porte-monnaie (le « professionnel », lui, va toucher une partie des ventes … 10 à 30% … Mais bon Il faut aussi qu’il rembourse le prix élevé de son « diplôme …)

  • N’achetez pas les sandwiches dans des sandwicheries où tout est fait pour vous vendre du gras ; mieux vaut un sandwich perso avec du pain complet tartiné avec du fromage frais, un peu de thon ou du jambon, et quelques feuilles de salade ; et ça vous coûtera moins cher ….

  • Evitez les sodas, un verre de soda contient 4-5 sucres qui va très vite se transformer en graisses qui se stockent sous la peau (sauf si la boisson sucrée est consommée pendant l’effort ou pendant l’heure qui suit)

  • Le « bio » : toujours beaucoup plus cher, savoir gérer son porte-monnaie et ne pas se faire avoir par des étiquettes « bio » ; penser plutôt à acheter des produits locaux, avec l’assurance qu’ils ne sont pas traités.

  • La souffrance animale : acheter des œufs pondus par des poules qui gambadent et qui ne sont pas stockées dans des cages avec le bec coupé ; idem pour les poulets ; pour la viande en général ; et je redis qu’on mange trop de viande …

  • Attention aux « compléments alimentaires » ; s’ils peuvent avoir un intérêt chez le sportif soumis à de grosses charges d’entraînements, ce sera toujours avec le conseil d’un professionnel de la santé. Attention aux achats sur certains sites internet car certains produits peuvent contenir, sans que ce soit précisé, quelques friandises qui sont des produits dopants (testostérone, anabolisants etc.) Sans compter les trop nombreux sites qui proposent ouvertement des produits dopants pour le sportif qui veut prendre du muscle ; un pur scandale ….

  • Ce que l’on mange est important, la façon dont on mange l’est encore plus : prendre le temps de manger, de mastiquer ; réapprendre à cuisiner, à rendre une assiette sympa (couleurs, odeurs, visuel, goût) Pour moi la nutrition d’un sportif c’est moitié dans l’assiette moitié dans la tête ; manger c’est aussi partager un repas, discuter, échanger ; pas d’accord avec la situation où l’ado va monter avec son plateau repas dans sa chambre et regarder sa télé en mangeant … tout seul…

  • En conclusion mangez donc de tout, ayez du bon sens, privilégiez les achats locaux, les circuits courts, les produits de saison ; méfiez-vous des sirènes des lobbyings des modes des médias et de la micro nutrition …. (mais il existe quand même de très bons spécialistes de la micro nutrition) Même s’il faut que tout le monde vive …

  • Retenez une chose : on mange trop de sucre, trop de graisses, pas assez de fruits et légumes, pas assez de légumineuses. Et … mangez simple, SANS OUBLIER de vous faire PLAISIR de temps en temps. Et si vous rencontrez un problème particulier consultez un professionnel de la santé.

 

=► REMISE DES MEDAILLES DE LA VILLE DE MARMANDE A TROIS GRANDS CHAMPIONS

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On reconnait sur la photo Eric Lafargue, Olivier Le Paih, Jean-Claude Fedrigo et Yves Buisson

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Anthony Langella, Pierrick Fedrigo et Jonathan Mouchel

A eux trois ils totalisent 10 maillots de Champion de France : 2 pour Anthony, 1 pour Pierrick et 7 pour Jonathan

 

 

=► L’EQUIPE DU CCM47 DEVANT LE MAGASIN DES CYCLES LAFARGUE AVENUE PAUL GABARRA

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On reconnait sur la photo à droite Eric Lafargue.

Equipement en cycles Peugeot, le responsable commercial de l’époque était Jean-François Guiborel, l’actuel directeur du vélodrome de Saint Quentin en Yvelines

=► VINCENT DEDIEU ANCIEN COUREUR DU CCM47

ACTUEL PRESIDENT DU COMITE DE NOUVELLE AQUITAINE

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=► JEAN DELPECH – CHAMPION DU LOT ET GARONNE

PHOTO PRISE A MARMANDE LE 26 JUIN 1938

L'équipe cycliste Génial Lucifer était une équipe française de cyclisme sur route des années 1927 à 1949 . Son sponsor principal, Génial Lucifer, était une entreprise de fabrication de cycles et de motocycles.

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=► LORSQUE MARMANDE RECEVAIT LA ROUTE DU SUD

3 FOIS VILLE ETAPE

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=► L’ANCIEN VELODROME DE MARMANDE A LA GRAVETTE

C’est en 1935 que l’ancien coureur sur piste Paul Bourillon (qui possède sa rue à Marmande) décida de créer un vélodrome dans sa ville. Mais en réalité il en existait déjà un en terre battue datant de la fin du 19me siècle.

Cette piste a connu un énorme succès, les plus grands champions français et étrangers y ont disputé de nombreuses épreuves.

Dominique Ragagnin (papa de Monique Normand) fût le premier coureur du CCM a remporté une victoire sur cette piste c’était en poursuite.

Paul Bourillon a dû vendre ce vélodrome en 1938, il fût démonté et racheté par la ville de Condom., puis redémontré de nouveau et racheté et installé à Nice.

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La piste toute construite en bois avait une distance de 333m, les lattes était disposée perpendiculairement sur une puissante charpente de bois.

C’est Jean Quinta (associé de Paul Bourillon) qui avait pris contact avec un ingénieur chargé de l’étude de l’ouvrage

Le terrain avait été mis disposition par la ville de Marmande.

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Une autre époque, beaucoup de monde dans la tribune officielle

lors de l’inauguration

Paul Bourillon est debout au second rang.

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Course de vitesse en nocturne, le vélodrome possédait un éclairage.

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Course derrière motos, vive les stayers

Les publicités de l’époque avec Canler entre autres

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Départ d’une individuelle

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Les officiels au classement, debout avec le béret Paul Bourillon

A quand la construction d’un nouveau vélodrome à Marmande (probablement l’avenir du vélo), on a le droit de rêver…

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Paul Bourillon avec son vélo d’époque,

on distingue que les pignons du plateau sont écartés, une dent sur deux.

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Paul Bourillon avec son écharpe de champion du monde

Et sa médaille de champion de France (style décoration)

Pour la petite histoire, Paul Bourillon, brillant cycliste, remporta le championnat du monde de vitesse sur piste en 1896 à Copenhague. En 1898 il disputa 63 course et en gagna 62 et une place de 2ème car déclassé !!!

Après sa carrière cycliste, il en entama une seconde, en devenant chanteur d’opéra, il avait du souffle, et de nouveau il écuma non pas les pistes mais les scènes de spectacle dans le monde entier.

Après ces deux carrières il revient sur Marmande pour prendre la succession de son père commerce de cycles et automobiles.

 

=► LES FEDRIGO A ROUMAGNE

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=► INFORMATIONS Les obsèques de VICTOR CANEIRO

INFORMATIONS

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Les obsèques de VICTOR CANEIRO seront célébrées le

Mardi 7 avril 2020

A 15 heures

En l’église de LOUPES (33)

La famille demande, à son plus grand regret, de respecter le confinement selon les directives gouvernementales.

Nous vous proposons de nous retrouver, après le confinement, sur sa tombe pour rendre un dernier hommage à Victor. Nous vous informerons dès que possible d’une date.

LE CCM-47

=► VICTOR CANEIRO S’EN EST ALLE

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Ouvrier, coureur, enseignant, directeur sportif, entraineur

et dénicheur de talents

Il est né en Espagne à El Payo le 23 décembre 1943, il est décédé le 01 avril à l’institut Bergognie de Bordeaux, où il avait été admis en soins palliatifs suite à une longue maladie.

Victor Caneiro était une figure du Club Cycliste Marmande 47 depuis son arrivée il y a 36 ans c’était en 1984. Mais avant cela il a eu plusieurs vies :

Il commence des études techniques au CET de Blanquefort en plomberie, chauffage, il va obtenir son brevet professionnel et ensuite prendre la direction des chantiers comme ouvrier durant quelques années.

Voulant évoluer (son côté perfectionniste) il décide d’entrer à l’Ecole Normale Nationale d’Apprentissage à Paris afin de pouvoir enseigner, il obtient son diplôme et devient professeur de l’enseignement technique en 1974, il prendra sa retraite à 60 ans.

Et le vélo dans tout cela ? Pas facile au début, son père ne voulait pas qu’il pratique ce sport, il s’achète un vélo en travaillant (son premier vélo ayant été brisé par son père). Il fait connaissance avec la famille Laville au Bouscat et il leur en était très reconnaissant pour leur aide. C’est dans le club de cette ville qu’il va démarrer sa carrière cycliste en 1960, il va courir durant près d’un quart de siècle pour stopper sa carrière à 40 ans. Il remportera environ 130 courses dans le grand Sud-Ouest, c’est grâce à ses qualités de grimpeur qu’il remportera l’essentiel de ses succès. Il accéda à la 1ère catégorie en 1964, il se souvenait avoir participé au Grand Prix de la Tomate qui se déroulait à l’époque en deux étapes, c’était la grande période de Michel Fedrigo.

Côté entraineur, il commence au Bouscat par entrainer les jeunes durant 3 années de 1982 à 1984, il en profite pour passer ses brevets fédéraux. Il rejoint ensuite fin 1984 le CCM pour devenir DS, il passe son brevet d’Etat. Très vite, il se rend compte qu’en tant que Directeur sportif il ne voit ses coureurs que durant les courses, il souhaite passer entraineur, très certainement son côté pédagogique d’enseignant, voilà c’est parti pour une nouvelle carrière, nous pouvons vous dire qu’il en a, déniché, recruté et formé des nouveaux coureurs talentueux. Il a beaucoup appris auprès du regretté docteur Francis Genson et des entraineurs nationaux, et toute cette expérience accumulée dans le domaine sportif et dans celui de l’enseignement a été mis au service du vélo, car il savait que ce sport difficile ne pouvait être pratiqué qu’avec du travail et de l’abnégation

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Ce qui surprenait chez Victor, selon ses anciens protégés, c'était surtout sa manière de travailler, un professionnalisme poussé jusqu'aux détails. On voyait les méthodes d’entrainement qui évoluaient, on passait d’une forme d’empirisme à des méthodes modernes. Cela se sentait également parce qu'il transmettait sa rigueur et son perfectionnisme à chaque moment. On s’apercevait aussi que c'était un entraîneur qui possédait une ambition saine de gagner, non pas pour lui, mais pour ses coureurs, il tentait de leur inculquer cette envie de réussir au sein du Club Cycliste de Marmande et imaginait pour certains d’entre-eux un avenir encore plus haut, comme pour Armand De Las Cuevas, Anthony Langella, tous deux passés professionnels. Ces protégés qu’ils soient amateurs puis professionnels, se rappellent ses méthodes, l’utilisation du fractionné, l’entraînement derrière scooter, les mesures physiologiques, en clair de la méthode, de l’analyse et surtout de vrais plans d’entrainement. Il savait écouter, rassurer et comprendre la psychologie des coureurs, une anecdote concerne Armand de Las Cuevas avec qui il est resté lié jusqu’au bout, ce denier reconnaissait qu’il n’était pas facile mais avouait aussitôt que Victor était le seul qui l’avait vraiment compris.

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Victor Caneiro avec Anthony Langella

Ils sont restés très proches jusqu’à la fin.

On continuait à apercevoir Victor sur le bord des routes ou sur l’anneau de Bordeaux, toujours discret mais son regard observateur lui permettait de scruter le comportement des coureurs. Il était diminué et ne voulait pas qu’on se rende compte de son état, fierté espagnole ou tout simplement pudeur.

Il y a dans la vie des moments que l’on n’est pas préparé à vivre et que l’on ne souhaite pas vivre, celui-là en est un. Cher Victor tu étais pour beaucoup d’entre nous un modèle, un exemple à suivre, ton départ est pour nous aussi tout simplement une leçon de vie.

Nous te remercions pour ce que tu es, nous n’arrivons pas à parler au passé : un homme juste, généreux, attentionné, serviable un peu moqueur…et on en passe. Voyez-vous, nous ne faisons pas l’hagiographie de Victor, mais nous essayons de dire simplement comment il était. Son altruisme était particulier, il vivait pour les autres plus que pour lui. Ne pleurons pas de l’avoir perdu mais réjouissons-nous de l’avoir connu. Pour la grande famille du sport, Victor trouvait toujours les mots justes, qu’il faille féliciter, hausser le ton, rendre hommage ou remotiver ses coureurs. Quelqu’un avait écrit : «Nous exagérons dans l’individu mort les vertus que nous avions méconnu pendant sa vie » ou comme Brassens le chantait : « les morts sont tous des braves types ». Voyez-vous pour nous, Victor notre ami, c’était un brave type. Nous n’exagérons rien. Bien évidemment il avait probablement quelques défauts, mais qui n’en a pas ? Son courage dans l’effort, ses convictions, son intelligence de cœur, son ouverture d’esprit, sa générosité, nous ne les avons pas inventés, nous les avons vécus en permanence. Personne ne pourra jamais nous enlever la chance et la fierté que nous avons eu de de l’avoir connu et côtoyé. Et lorsqu’il faudra prendre une décision, nous lèverons nos yeux vers le ciel en nous demandant : « et lui qu’aurait-il fait ? »

Rappelons-nous, Victor c’était la sincérité d’une passion, il servait le vélo et ne se servait pas du vélo. Il n’a pas toujours été épargné par la critique mais comme toujours ceux qui font s’exposent et ceux qui défont s’imposent, c’est ainsi.

Tous tes amis seront là pour toi, à distance certes, vu la situation actuelle de confinement, nous aurons tous une pensée chaleureuse envers lui et nous présentons au nom du club nos sincères condoléances à tes trois enfants Sylvie, Patrick et Laurent, à sa famille et à tous tes proches.

On est bien peu de choses, au revoir VICTOR.

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De gauche à droite  : Anthony LANGELLA, Gilles ZECH, Alain LAGIERE,

Jérôme BONNACE et Victor CANEIRO

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De gauche à droite : Franck CLEMENT, Pascal MONLEZUN, Gilles CHAUVIN, Victor CANEIRO et Armand DE LAS CUEVAS

Victor avait du mal à surmonter le décès de deux de ses coureurs :

Franck à 18 ans et Armand à 50 ans.

 

Anthony et Jean-Marc

Le Bureau du CCM47

=► TOUR DE GIRONDE 1995

VAINQUEUR : ANTHONY LANGELLA

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=► IL Y A 26 ANS …. LE CCM RAFFLE 8 MEDAILLES AU CHAMPIONNAT DE FRANCE PISTE A BORDEAUX

HONNEUR AUX FEMININES :

FLORENCE MARRENS ET FABIENNE PIGEONNIER

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=► C’ETAIT EN 1998

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=► ZWIFT, CA CONTINUE …..AVEC ANTHONY DELAFORGE

Anthony DELAFORGE, nous explique : Zwift, il ne nous reste plus que cela, afin d’essayer de maintenir à minima le niveau que j’avais réussi à atteindre avec difficulté…

Il existe 4 catégories de niveau (A-B-C et D), la A correspond au meilleur niveau et ainsi de suite, il n’est pas rare de se confronter dans la catégorie A à des professionnels et bien évidemment aux meilleurs amateurs français, exemple Pro Immo.

Anthony cours en catégorie A, il participe à la « Braquasse Cup », un challenge avec classement qui se joue sur quatre épreuves chronométrées avec différents parcours. Ce sont des efforts type CLM.

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Lors de la 1ère épreuve il termine13ème en 24’57’’ à 1’32’’ du vainqueur Samuel Plouhinec (tiens il reprend le vélo ?). Sur la 2ème épreuve il finit 27ème en 12’25’’ à 1’10’’ du gagnant Clément Carisey du TeamPro Immo.

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Anthony a également terminé 4ème d’un CLM « 2RR ITT Bologna » en 16’09’’ à 1’29’’de Byriel Iversen, coureur danois professionnel chez Lotto Soudal.

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Espace confiné comme la situation actuelle

Mais il permet de continuer à s’entrainer

Je vous rassure tout est O.K. Portez-vous bien et restez chez vous