Cyclo-cross

CYCLO-CROSS une pratique spectaculaire :

 

Mais quelle est donc cette étrange discipline ?

Les parcours : Le parcours d'une épreuve de cyclo-cross doit comprendre des routes, des chemins de campagne et de forêt, et des prés, dans une alternance assurant des changements de rythme de la course et permettant de récupérer après une portion difficile. C’est ce que stipule le règlement de l’UCI. Sable, graviers, boue, neige, voire même de courtes portions de route : tous les types de terrains sont possibles. « Le cyclo-cross est spectaculaire ! Les courses sont toujours différentes ! Il faut s’adapter à tous les types de terrain, sans oublier les conditions météo, qui provoquent également des courses variées, toujours pleines de rebondissements ». Pour corser encore l’affaire, des obstacles, naturels ou artificiels, tels que des marches, des planches ou des montées abruptes, peuvent être placés le long du parcours, ce qui contraint parfois les coureurs à porter leur monture, en franchissant les obstacles à pieds avec portage du vélo.

Des courses en circuit : La longueur des circuits avoisine les trois kilomètres. Le nombre de tours parcourus est déterminé à partir de la vitesse moyenne enregistrée lors des premiers passages sur la ligne d'arrivée. Le tout étant de respecter la durée de course réglementaire, qui est d'environ une heure pour les catégories élites. Tracer un circuit dans les champs ne demande pas des moyens astronomiques. Les supporters sont regroupés dans un petit périmètre, et peuvent acclamer les concurrents à plusieurs reprises. Pour les compétiteurs, les courses en circuit impliquent d’être très attentifs lors des reconnaissances. Il faut repérer les endroits stratégiques, visualiser les obstacles, et prévoir quelles sont les meilleures trajectoires.

 Le matériel ; Les coureurs de cyclo-cross, à la différence des vététistes, utilisent les mêmes vélos que les « routiers », ayant simplement recours à des boyaux plus larges, et en ajoutant des crampons sous les pneus, ainsi que des pointes sous les chaussures, pour les passages où ils mettent pied à terre. Le gonflage des pneus diffère également.

Les qualités requises : Les quelques images télévisuelles de coureurs aux maillots badigeonnés de boue sont saisissantes ! Il faut être coriace pour braver l’hiver et passer ses petites roues dans la gadoue, le sable ou la neige. Mais le cyclo-cross n’est pas qu’une affaire de durs à cuire. « C’est une discipline complète. Il faut à la fois « avoir du coffre », autrement dit une capacité de résistance, et de la tonicité, de la vélocité, pour un effort qui ne dure jamais plus d’une heure, en conditions de course. La technique est aussi un aspect très important. Et les coureurs de cyclo-cross sont de bons pilotes, d’habiles manieurs de vélo, qui savent trouver les meilleures trajectoires et franchir les obstacles sans encombre. 

Un grand merci à Yves Mourrey (9 fois Champion de France de Cyclo-cross) pour cet extrait d’IT.