« Ce n'est pas ma qualité première » :

CRÉDIT PHOTO AMÉLIE BARBOTIN
Par NICOLAS BERRIEGTS
Le 22 août 2026,
L'équipe de France a fait partie des équipes offensives ce samedi, sur la route de Saint-Vallier, après plus de 230 kilomètres de course sur cette troisième étape du Tour de l'Avenir. Mais la situation ne s'est pas décantée, et c'est donc au sprint que la décision s'est faite. Si Davide Stella a pris le meilleur sur tout le monde, Lenaic Langella a bien représenté le maillot bleu puisqu'il s'en est tiré avec un Top 5. De quoi satisfaire le sociétaire de CIC Pro Cycling Academy, qui s'est fait violence mais qui a surtout pu profiter de ce final difficile pour se faire une place dans la lutte avec les hommes les plus rapides. Lenaic Langella est revenu avec DirectVelo sur sa journée réussie.
DirectVelo : Quel est ton sentiment avec cette 5e place ?
Lenaic Langella : Je suis vraiment content, c'est quand même une belle place. Mais après, je disais avec François (Trarieux), mon DS, que c'est une arrivée dure après une étape dure et longue. Et ça montre que j'ai les jambes. Je ne suis pas assez bon sprinteur, entre guillemets, et surtout pas sur la pointe de vitesse. On voit aujourd'hui quand il s'agit de suivre les bonnes vagues, prendre les bonnes trajectoires... On voit que ce n'est quand même pas ma qualité première, mais ça montre qu'après 230 bornes et une étape dure dans le final, j'ai les jambes, donc c'est cool.
« NOUS, ON VEUT UNE COURSE QUI BOUGE »
Quel était ton rôle aujourd'hui ?
Le premier jour n'était vraiment pas ouf pour l'équipe. Hier on était contents car on était tous dans la première bordure avant la neutralisation, sauf Arthur (Blaise) qui est blessé. Alors aujourd'hui, le but était être actif s'il y avait une grosse échappée au départ. On devait y être. C'est sorti avec peu de coureurs, donc on n'y était pas. Après, on a décidé de remettre un peu le bazar vers le kilomètre 140. Nous, on veut une course qui bouge. Certaines équipes ne veulent pas, donc ça fait du combat et au final ça fait de belles étapes. Nous on bataille et on aime ça.
Tu t'es retrouvé à faire le sprint un peu par hasard ?
Ce n'était pas forcément défini. Après, on avait quand même vu que les cinq derniers kilomètres étaient vraiment durs, donc ça allait être un sprint de costauds. Moi, j'ai quand même une pointe de vitesse et j'ai des bonnes jambes en ce moment, donc j'en profite. J’ai eu la chance de prendre la roue du maillot jaune au kilomètre, et après ça a un petit peu débordé, mais vu que ça montait, c'était quand même aussi à la jambe. Du coup j'ai pu garder ma place. J'ai lancé du mauvais côté quand on a repris les deux échappés. C'est peut-être ça mon erreur, mais on fait ce qu’on peut aussi.
« POURQUOI PAS VOIRE JUSQU'OÙ JE PEUX ALLER »
Aujourd'hui il a fallu dompter 230 kilomètres !
Je les ai faits au Championnat de France pro cette année. Mine de rien, on court avec les pros tous les week-ends presque, donc les 200 ou 210 bornes, on est quand même assez habitués. Peut-être que dans le final, il y a des mecs assez rapides mais surtout résistants qui ont pu aller faire le sprint comme moi. Avec une étape de 150 bornes, ça aurait été un vrai sprint massif en boule, là c'était plus étiré. Peut-être aussi qu'on les sentira demain, mais aujourd'hui c'est passé (sourire). En soi, hier c'était très court, donc on compense.
Est-ce que tu as l'impression qu'il ne te reste que demain pour te distinguer ?
Oui, demain va être important. Surtout que c'est une arrivée encore plus dure, je pense. Donc quand on voit ce qu'on a fait aujourd'hui, ça donne envie. La montagne, c'est sûr que je ne connais pas mes qualités exactes. Après, je suis bien en ce moment, donc pourquoi pas voir jusqu'où je peux aller. Mais, bien sûr, la montagne n'est a priori pas encore mon profil idéal. Mais je ne sais pas vraiment, je n'ai jamais fait trop de courses de ce type donc à voir.