=► POUR LES SPORTIFS ET LES CYCLISTES

POUR LES SPORTIFS ET LES CYCLISTES FACE A UNE SITUATION EXCEPTIONNELLE.

LA COUPURE EST-ELLE BÉNÉFIQUE ?

DE FAIT ELLE EST IMPERATIVE.

 

Fatigue physique (non pas déjà) ou saturation psychologique ? Avec la situation sanitaire actuelle, l’obligation est simple : raccrocher le vélo pour plusieurs semaines.

La règle est la suivante : plus de cyclistes sur les routes, nous sommes en confinement, point à la ligne.

Ceci est impératif uniquement sur la route, mais rien ne vous empêche de vous entraîner sur home-trainer et d’améliorer votre condition physique à l’aide d’exercice de gymnastique et/ou de gainage au quotidien. A cela deux raisons : se maintenir en condition minimum et « s’aérer le cerveau ».

La motivation est probablement en berne avec la plupart des objectifs qui sont modifiés, mais ceci n’est pas grand-chose à côté de ce que la plupart d’entre nous vivent et nous pensons particulièrement à nos anciens.

Mais rassurez-vous, à condition de bien la gérer, cette coupure « printanière » qui est une nouveauté dans le calendrier cycliste, ne sera pas néfaste à long terme, et permettra même d’assimiler probablement et correctement les efforts effectués tout au long du reste de la saison, afin de continuer à progresser. Cette coupure va vous permettre de recharger les accus, aussi bien physiquement que mentalement, pour que le corps soit prêt à supporter les charges de travail imposées sur la fin de saison qui risque d’être plus longue, puisque déjà certains demandent que la saison cycliste puisse se dérouler jusqu’à fin novembre. Alors restons optimistes, il y a plus grave dans la vie.

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On va constater une chute de capacité physique :

Il est vrai que les chiffres indicateurs d’une baisse d’efficacité cycliste après une coupure totale donnent le vertige : 8% de baisse de VO2 max en trois semaines, (18% en trois mois), 8% de baisse du débit cardiaque en trois semaines, 13% de baisse du seuil anaérobie en deux semaines, 4 à 5 % de FC max en plus en trois semaines, perte de force musculaire rapide (dès une semaine sans entrainement), et baisse des capacités neuromusculaires spécifiques au geste cycliste (dès une semaine). Sans compter une prise de poids rapide pour ceux qui ont un bon coup de fourchette (surtout avec les réserves effectuées par certains dans les grandes surfaces) et selon un calcul mathématique très simple : excédent des apports + baisse de l’activité = prise de poids. En gros, on passe très rapidement d’un état de coureur entrainé et affûté à celui d’un sportif moyen. Mais heureusement, le corps a d’excellentes qualités de mémoire, et le retour à la normale s’effectue également très rapidement, dans des conditions habituelles d’entraînement. Comptez le double de temps d’entrainement par rapport à la coupure totale, soit un mois après une coupure de deux semaines, ou…deux à trois mois après une coupure de 45 jours (tendance actuelle) pour retrouver votre niveau d’avant la coupure. Mais ceci n’est qu’une généralité et il y a des exceptions. Tout le monde sait messieurs et mesdames les coureurs que vous êtes exceptionnels. Prenez votre mal en patience et bon courage à tous durant ce confinement.

Essayez d’autres activités :

Néanmoins, comme lorsqu’on parle de coupure à l’intersaison, notons qu’il n’est pas spécifié que celle-ci doit être totale d’une part, et qu’ensuite il soit souhaitable de revenir à son meilleur niveau le plus vite possible, bien au contraire. C’est pour cette raison que cette coupure est aussi l’occasion de pratiquer d’autres activités physiques, qui auront d’autres effets que d’entrainer le geste spécifique au cyclisme : limiter la chute brutale de la condition physique, voire entretien de celle-ci, travail d’autres qualités ou des points faibles (force, tonicité, gainage, vitesse, coordination) avec la pratique d’activités tels que la musculation, le gainage, la souplesse, le stretching. Le principal étant de s’éloigner un peu du vélo et de se changer les idées, pour reprendre l’entrainement spécifique en étant frais mentalement et physiquement pour une seconde partie de saison.

Elle est bien longue cette coupure :

C’est une nouvelle expérience et j’en suis certain vous apprendrez à bien gérer cette période, mais cela dépend aussi de votre niveau de motivation. Pour un cycliste de haut niveau, avec un volume d’entrainement habituel d’environ 20h/semaine et au-delà et beaucoup de compétitions. La coupure totale risque d’être comprise entre 2 semaines et plus vraisemblablement 6 à 7 semaines complètes, suivies d’une reprise progressive du vélo et de quelques activités annexes habituelles pendant trois autres semaines, avant de reprendre un entrainement spécifique relativement rapidement

Si vous ressentez une baisse de motivation, profitez-en pour pratiquer d’autres activités, pourquoi ne pas commencer à potasser des bouquins pour devenir entraineur, arbitre ou toute autre chose. Ne pas oublier par exemple de s’intéresser aux règlements de notre sport à son histoire. Encore mieux essayer de s’aérer la tête avec d’autres activités bien différentes du cyclisme, se recentrer sur soi ou sur ses proches, en bref : aérez-vous la tête