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=► Paul Picard a l'accent du Sud mais la tête au Nord

Le jeudi, 26 mars 2026

Dans Route

CRÉDIT PHOTO NICOLAS BERRIEGTS - DIRECTVELO

Par NICOLAS BERRIEGTS
Le 21 mars 2026,

 

2026 176

Paul Picard entame l'année de la confirmation. Vainqueur à cinq reprises l'an dernier, dont 3 fois en Elite Nationale, l'ancien coureur de l'OCF Team Legend Wheels doit désormais montrer qu'il ne s'agissait pas d'un hasard. Alors en 2026, le garçon de 20 ans a rejoint le SCO Dijon-Team Matériel-velo.com, en Conti Fédérale, pour franchir un nouveau cap. "Actuellement je ne sens pas de pression mais je pense que le fait d'arriver dans une plus grosse équipe joue, ce sont des choses qui font partie du haut niveau et il faut savoir gérer tout ça. Là j'essaie de me mettre le moins de pression possible, de m'amuser, prendre du plaisir et essayer d'arriver sur les courses avec un bon état d'esprit. Après, on fait les comptes à l'arrivée", résume-t-il
Plutôt en difficulté dans ce changement d'année, il espère désormais se lancer. "J'ai eu une fin d'hiver un peu compliquée, on va dire. Physiquement et mentalement, je n'ai pas réussi à retrouver mon niveau". Désormais résident dijonnais, il se plaît dans sa nouvelle vie. "Je suis dans un état d'esprit où ça roule avec l'équipe, on est tous ensemble et ça met dans une bonne dynamique. Là ça repart bien et j'espère être dans la continuité de ce que j'ai fait l'année dernière en retrouvant mon niveau". En Côte d'Or, il retrouve un autre Sudiste, en la personne de Guillaume Souyris, son directeur sportif. "Ça joue un peu, il m'avait contacté la saison dernière et franchement il y a eu un bon feeling direct".

« DÉCOUVRIR PARIS-ROUBAIX EST QUELQUE CHOSE D'EXCITANT »
Fixé en avril, Paul Picard a vite pu mettre le stress du mercato derrière lui. "J'étais fixé assez tôt dans ma tête, ça s'est fait assez rapidement". Son nouveau club attend de lui des résultats après les belles promesses de 2025. "Je pense qu'on attend de moi d'aller ramener des points, chercher la victoire, etc. J'essaie de tout mettre en œuvre pour y arriver, mais dès que je peux, comme à la Coupe de France, je suis au service de Farley (Barber) pour le sprint par exemple". Le vainqueur du Tour d'Eure-et-Loir n'aura pas les pleins pouvoirs chaque week-end. "Je peux aider l'équipe en tant qu'équipier, mais en même temps essayer de m'illustrer comme je l'ai fait la saison passée".

Pour ce faire, son calendrier sera bien entendu assez différent, en tout cas plus étoffé, que celui de 2025. "Il y a les courses du Nord comme Paris-Roubaix, l'Artois... Ce sont des courses assez nerveuses, assez dynamiques. Je n'ai pas eu la chance de les faire l'année dernière, alors d'être dans une équipe comme ça donne des opportunités, à moi de les saisir". L'Espoir 3 a coché quelques rendez-vous. "Il y a les France Espoirs, après on participe à pas mal de Classe 2, il y a l'Eure-et-Loir également, j'aimerais bien figurer comme l'année dernière". Mais il insiste, sa tête est aux pavés. "Découvrir Paris-Roubaix est quelque chose d'excitant, ça donne pas mal d'ambition pour cette saison. Je ne me mets pas de pression à ce niveau-là, j'essaie juste de faire ce que je sais faire et puis on verra le moment venu".