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=► Lénaïc Langella : « Il faut se dire que ça reste une course de vélo »

Le mardi, 31 mars 2026

Dans Route

2026 192

CRÉDIT PHOTO NICOLAS MABYLE / DIRECTVELO

Par GABIN CHAMBON
Le 29 mars 2026,
Lénaïc Langella est dans sa dernière saison chez les Espoirs. Le coureur de 21 ans a l'automne dernier signé un contrat de deux ans avec la CIC Pro Cycling Academy, après une saison passée encourageante, marquée notamment par un maillot de meilleur grimpeur aux Boucles de la Mayenne en ProSeries et de nombreuses échappées remarquées. Il entend bien poursuivre sa progression sous le maillot de la Continentale. ‘‘J’étais satisfait de ma saison dernière, et l’équipe aussi. J’ai réussi à obtenir quelques résultats et j’ai toujours essayé d’aider l’équipe quand on me le demandait’’, confie-t-il à DirectVelo.

« C’EST LE MEILLEUR DÉBUT DE SAISON DE L’ÉQUIPE »

Lénaïc Langella est en progression mais avance à son rythme. ‘‘Certains progressent très vite mais moi ça se fait plus progressivement. Je m’améliore chaque année, et c’est encourageant. Cette saison, j’ai vraiment envie de confirmer’’. Ses premiers résultats vont dans ce sens. ‘‘On a réalisé un très beau début de saison avec l’équipe, avec de très bons résultats. Je pense même que c’est le meilleur début de saison de l’équipe’’, et ce malgré quelques contretemps personnels. ‘‘J’ai eu de bonnes sensations lors de mes premières courses. J’aurais quand même aimé faire un peu mieux, mais j’ai été malade à Noël puis j’ai eu une intoxication alimentaire la veille de l’arrivée à Bessèges’’.

L’homme qui a terminé 9e de la Classic Var en février dernier est lucide sur ce qu’il doit améliorer pour monter sur la boîte cette saison. ‘‘Je dois travailler ma durabilité dans l’effort. La course, ce n’est pas l’entraînement. Je sens que je peux être très fort à l’entraînement, mais je n’arrive pas toujours à reproduire ça en course, et c’est frustrant’’. Il travaille également sur son manque de confiance en lui. ‘‘Ce n’est pas évident de se persuader qu’on peut jouer devant sur des courses professionnelles dès la première ou la deuxième année. Mais c’est quelque chose sur lequel je travaille. Il faut se dire que ça reste une course de vélo et que tout le monde souffre, et c’est là qu’il faut faire la différence’’. 

« ON A DES LIENS TRÈS FORTS »
Le calendrier de la CIC Pro Cycling Academy lui permet de courir sur tous les types de profils. Mais il connaît ses points forts. ‘‘Je suis surtout un bon puncheur. Les courses usantes, avec des bosses courtes tout au long de la journée, me correspondent bien. Je pense aussi avoir des qualités sur des efforts plus longs, mais c’est encore un axe de travail’’. Des qualités qu’il met au profit d’un effectif où il se sent pleinement intégré. ‘‘Honnêtement, on est tous amis, donc c’est agréable. On est contents d’aller sur les courses, et c’est essentiel pour performer. Quand on n’a pas envie d’y aller, ça ne peut pas marcher. Là, on a des liens très forts, et ça m’est rarement arrivé de faire partie d’un groupe aussi soudé".

Pour la suite de la saison, le coureur présent ce dimanche à la Roue tourangelle s’est fixé des objectifs clairs. ‘‘Les quatre manches de Coupe de France en Bretagne au mois de mai sont des courses très adaptées aux puncheurs, donc ce seront de gros objectifs personnels. L’équipe compte aussi sur moi pour ces rendez-vous. Il y a également le Championnat de France Espoirs. L’an dernier, j’ai terminé 6e, et comme c’est ma dernière année dans la catégorie, j’aimerais vraiment aller chercher le maillot.’’ Autant de courses où il faudra se montrer pour entrer dans la sélection de l'Équipe de France pour les Championnats du Monde au Canada, son dernier objectif coché.